Dominique Dardek, qui vit à Laval, a accepté de présenter ses œuvres à Ajaccio.
Ce sculpteur, par la spontanéité des mouvements, traduit dans ses œuvres en bronze la volatilité et la mouvance de l'être évoluant dans un univers matériel, toujours dans un souci d'élévation et d'épanouissement. En parallèle de son activité première, il travaille sur des projets de design dans les domaines suivants : mobilier, luminaire, art de table.
Il dit de la pâte de verre "qu'elle apporte à son œuvre une dimension supplémentaire, accentuant par sa translucidité la dynamique. Par sa transparence, elle prolonge l'œuvre au-delà de ses propres limites". Il travaille au couteau, malmène sa réalité, lui donne des aspérités qui jouent avec les éclairages. Jeux d'ombres et de lumière, rencontre des matières... Mise en contraste.
Par le verre, il apporte une dimension supplémentaires à son œuvre lui conférant une mobilité et une dynamique tendant à l'éloigner de la matérialité. Plusieurs de ses œuvres ont été éditées par la cristallerie Daum et Cristal de Sèvres.
Membre de la fondation Taylor à Paris, Dominique Dardek a eu en 1988 le 1er pris de sculpture de la biennale Baugé.
Adidas Japon a fait l'acquisition de l'œuvre "Le Shoot" pour la coupe du monde 2002. Réalisation du trophée des inventeur en 1997 et le trophée 2003 du prix international de la variété à Berlin.
Il a exposé à Paris, New York, Miami, Chicago, Londres, Beyrouth, Singapour, et expose en permanence dans de nombreuses galeries internationales.

- Dominique, pourquoi avoir voulu associer le verre au bronze ?
Dominique Dardek : Pour moi le verre apporte à l'œuvre une dimension supplémentaire tendant à l'éloigner de la matérialité. Il est l'univers dans lequel évolue le personnage, sans cesse mouvant et impalpable. Il peut symboliser l'air, l'eau, l'espace "Le Voyageur", parfois un cap à franchir, la limite entre deux univers, "Voyage" et "Les Passagers", l'un virtuel (verre) et l'autre matériel (bronze). Ex: "Univers virtuel".

- Est-ce que tu fais toi-même le travail du verre et de la fonte ?
Je travaille le verre uniquement à froid (sablage, grenaillage, grignotage etc..). Je réalise le modèle en terre puis le moule en élastomère et la cire. Celle-ci sera utilisée par le fondeur pour faire le bronze. Le ciselage et la patine sont exécutés par mes soins.

- Comment te vient ton inspiration ?
Par une réflexion sur la condition humaine et son désir d'aller plus loin, d'avance dans un souci d'élévation et d'épanouissement.

- Quels sont tes mares, et qui est pour toi le sculpteur qui t'a marqué le plus ?
Brancusi, pour le dépouillement et la justesse de ses formes, leur sérénité.
César, pour l'humour et le dynamisme de son travail.
Dali, pour ses fantasmes et ses voyages intérieurs.
Et beaucoup d'autres ne se limitant pas à la simple représentation esthétique de la forme humaine.
Le personnage a une dimension très importante et le plus souvent est presque en mouvement face aux plaques de verre, qu'est ce que tu veux exprimer ?
La quête d'autre chose, parfois la réflexion ("Méditative") le dépassement de soi, l'aventure.

- Fais-tu des croquis ou commences tu directement ton projet ?
J'ai toujours une réflexion d'après croquis rapides de manière à figer juste l'idée.

- As-tu déjà créé des pièces monumentales ?
Une pièce de 2m pour la FIFA à l'occasion de la coupe du monde de football 2002, "Le Shoot" (titre à double sens sur l'émotion que peut apporter ce sport chez certaines personnes...), pièce actuellement au siège Adidas à Tokyo.

- La matière est finalement très importante pour toi, as-tu déjà sculpté dans la pierre ?
J'ai commencé la sculpture en 1980 par la taille directe sur pierre et j'ai réalisé entre-autre huit marbres de Carrare. (Collection personnelle).

- La cristallerie Daum et Cristal de Sèvres ont édités plusieurs de tes œuvres, est-ce que ce n'est pas une façon de démocratiser la sculpture ?
Démocratiser ? Peut-être... Élargir l'offre, certainement.
La pâte de verre par sa transparence se prête bien à mon travail, elle dynamise l'œuvre et la prolonge au-delà de ses propres limites.

- On dit souvent que la sculpture est plus confidentielle que la peinture, qu'en penses-tu ?
J'en suis persuadé, la sculpture s'apparente pour beaucoup à un simple objet de décoration, presque un bibelot. Elle n'a pas cette force visuelle de la couleur qu'à la peinture. Son charme est plus dissout et peut parfois se faire oublier (dommage...).

- Comme beaucoup d'artistes tu as débuté en n'hésitant pas à participer à des foires d'art, que conseillerais-tu à des jeunes artistes ?
Un artiste à besoin d'être rassuré sur son travail, il doit donc le montrer et s'affronter aux réactions du public. Les marchés d'art sont des lieux propices aux échanges, autant entre artistes qu'avec les amateurs d'art. On est parfois surpris par la perception de notre travail par le public, il faut accepter les critiques, se justifier et avant tout croire en ce que l'on fait.

- Quel est ton meilleur souvenir de sculpteur ?
Ma première pièce (réussie à mon sens).

- Et le plus mauvais ?
Ce sera la dernière (si j'en ai conscience).

- Tu as exposé dans le monde entier, depuis peu en Corse, ne penses-tu pas que la Corse pourrait être un terrain d'inspiration pour toi ?
Certes oui, lumière, chaleur, montagne, mer, plage... Mais je risquerais de me disperser...

Merci Dominique et salut l'Artiste...

Corsica Magazine - Avril 2005


"DARDEK réalise ici une subtile alchimie entre le bronze et le verre. De cette équation naissent alors des œuvres aquatiques ou aériennes, où le passage du statique au dynamique s'impose au regard. Ces personnages sont des passagers. Il s'agit d'une naissance vécue comme une déchirure par ces êtres qui découvrent un univers. Ce mariage entre le bronze (la terre) et le verre (l'air) donnent alors vie à des œuvres vivantes, une dynamique accentuée par le jeu d'ombres et de lumière rendu possible par l'utilisation du verre".

Le Maine Libre - Janvier 2000


Le volume passionne Dominique Dardek. La renommée de ce sculpteur autodidacte lavallois, qui viens d'avoir la quarantaine, dépasse largement les frontières du département. Ainsi, Dominique Dardek vient de présenter "Le penseur", Oeuvre monumentale de 4m de haut à la 5ème biennale européenne de sculpture qui se termine aujourd'hui au Jardin des plantes à Paris. De plus, ce Mayennais est le seul artiste du cru sollicité par la Mission pour la célébration de l'an 2000, pour fêter le changement de millénaire.

Ouest France - Octobre 1999


"De bronze et de verre, les œuvre de cet artiste nous font découvrir un monde en mouvement, tout en légèreté, nimbé de douce lumière. Cette technique qui lui est propre, associe du verre taillé, assemblée, dépoli en forme d'arche, d'escalier, de colonne soutenant des corps en mouvements...
A côté de ces sculptures "différentes", on découvre aussi des résines et céramiques toutes lisses, toutes en rondeur, célébrant la volupté d'un corps féminin : des sculptures qui ne demandent qu'à être caressées..."

Ouest-France - Avril 1998


DARDEK A PONT-AVEN
Le sculpteur Dardek propose une exposition de ses œuvres récentes; cet artiste possède la particularité dans la majeure partie de son travail, de mettre en scène ses personnages à l'aide de supports de verre ou d'altuglace, ce qui offre la possibilité au sujet de vivre sous différentes facettes, et la transparence des matériaux leurs donne vie. Son sujet d'inspiration est principalement la femme, qu'il traite selon sa fantaisie, mais toujours avec l'objectif premier de mettre en valeur toute la grâce de la féminité.

Arts Actualités Magazine - Novembre 1997


Il nous viens de Laval et présente ses dernières créations à Paris. Autodidacte, il travaille la matière en utilisant la méthode de la cire perdue ou à l'aide d'assemblages de bronze et de verre ou encore de la céramique avec un égal bonheur qu'il n'a rien a envier à certains plasticiens qui ont suivi une formation.
Ses sculptures projettent un tel rayonnement que nous percevons toute l'émotion du sculpteur savourant la naissance de sa création, telle qu'il l'a désirée, imaginée pour ensuite passer à la réalisation. Là, comme par magie, la matière prend forme et, petit à petit, apparaissent les lignes félines d'une créature de rêve puisque, comme pour beaucoup de ses confrères, sa principale source d'inspiration est sans aucun doute la plus délicieuse des créatures : la femme.

Arts Actualités Magazine - Février 1997


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